LA CHASSE AU TRÉSOR !

Jos 10,1-2+5+8 ; Mt 13, 44-52

(18 juillet 2000)

Homélie du Frère Jean-François NOEL

 

D

ans ce discours parabolique que nous pour­suivons en ce moment, il ne s'agit pas du comportement de l'homme ni de sa manière d'être, d'une sorte de jugement sur sa droiture inté­rieure, qui lui ferait mériter le Royaume des cieux, mais il s'agit de trouver quelque chose. Le négociant en perles fines donne tout ce qu'il possède pour ache­ter cette pièce de collection, et il va jusqu'au bout de sa folie de collection. Quant-à l'autre qui trouve un trésor dans le champ, certes, il ne vole pas le trésor, mais il achète le champ pour que ce trésor soit au cœur de ce champ. Il s'agit de trouver quelque chose qui serait caché dans le monde, comme les enfants qui courent le matin de Pâques pour trouver les œufs. Il y a une sorte d'attention demandée par Dieu, nous avons à trouver ce Royaume dont les indices sont donnés, mais il faut chercher, et il est au bout d'une certaine folie puisque les deux négociants vendent tout ce qu'ils ont pour acquérir le trésor qu'ils ont découvert.

Et le Royaume des cieux c'est aussi un filet qui ramasse tout, le bon comme le mauvais, et l'on triera à la fin, qui est méchant, qui est juste et héritera du Royaume.

La façon dont les paraboles sont présentées n'est pas une manière de juger, ce n'est pas une dé­marche spirituelle qui nous est demandée et au terme de laquelle nous serions récompensés. Il nous est de­mandé de chercher, de guetter, de nous mettre en route, d'être celui qui ne se lasse pas de trouver dans ce monde quelque chose d'autre, qui est caché, qui l'anime peut-être, et que le monde oublie souvent. Le Royaume il est là, au bout de cette quête, de cette recherche, la nôtre. Le négociant recherche des perles, c'est sa quête personnelle, et en même temps, tout sera ramassé et sera trié. C'est vrai que la petite parabole que nous avons entendu fait grincer des dents, c'est le cas de le dire, puisqu'il est question de ces grince­ments de dents et de ces pleurs. Par contre, je ne comprends pas la dernière phrase de l'évangile, je vous la laisse méditer toute la semaine, vous me don­nerez votre solution, le propriétaire qui tire du vieux et du neuf, j'ai une petite idée mais je pense qu'elle n'épuise pas vraiment le sens de ce texte.

Frères et sœurs, ces différentes paraboles nous ouvrent l'esprit à la manière dont le Royaume est à la fois caché, et nous attire. Nous serons tous appe­lés à recevoir du trésor que nous aurons trouvé, du vieux et du neuf, pour aller plus loin. Que le Seigneur nous aide à grandir dans cette quête.

 

AMEN