L'ÉLOGE DE LA LOI
Si 4, 11-19
(25 février 1981)
Homélie du Frère Michel MORIN
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our Sirac le Sage, auteur du livre de l'Ecclésiastique, que nous lisons ces jours-ci en première lecture, la sagesse dont il parle, dont il fait l'éloge, c'était d'abord la Loi donnée par Dieu à Moise.
C'était aussi cette même Loi, enrichie par la prédication des prophètes. Cette loi dont disait le texte tout à l'heure, cette sagesse est comme une mère qui, dès le matin, s'occupe de la nourriture de ses enfants. Une mère qui élève, qui fait grandir, qui corrige, pour que ses enfants connaissent le secret de la vie.
Pour nous, aujourd'hui, la sagesse ce n'est plus la loi de Moise. La sagesse, ce n'est plus la prédication des prophètes, quoi que disent les gens. La Sagesse, c'est la personne même du Christ. C'est le Fils Unique de Dieu, c'est le Fils de l'Homme, comme Jésus s'appelle lui-même. Jésus n'est pas un prophète, ni Elie, ni Jean-Baptiste qui sont revenus. Jésus n'est pas un maître de sagesse. Il est la Sagesse, la Sagesse incarnée, comme des spirituels ont aimé l'appeler.
Et si le Seigneur se présente, dans l'évangile, comme le Fils de Dieu, comme le serviteur, comme l'ami, comme le Sauveur, il se présente aussi, comme le Maître, c'est-à-dire celui qui donne un enseignement, celui qui appelle à une sagesse de conversion, celui qui enseigne, celui qui exige, celui qui, un jour, jugera.
Pour nous, nous n'avons pas d'autre loi, nous n'avons pas d'autre prophétie, nous n'avons pas d'autre sagesse que la personne du Christ Jésus. Que cette eucharistie célébrée ensemble, nous ouvre au mystère de cette sagesse qu'est le Christ, Sagesse qui se donne à nous, dans le corps livré et le sang versé, pour que, communiant à sa vie, nous découvrions que nous sommes fils de Dieu, enfants de cette Sagesse et que nous puissions vivre tous les secrets de vie.
AMEN