CONFESSEUR ET MARTYR
Rm 6, 8-11 ; Mt 12, 1-8
Maximilien Kolbe - (14 août 2013)
Homélie du Père Jean-Noel N'TCHA
Réduit en cendres …
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rères et sœurs, je ne voudrais pas m'étendre sur l'évangile qui est tellement clair : la Loi est faite pour le bonheur des hommes. Si la Loi commence par devenir gênante, si elle indispose tout le monde, alors, elle n'est plus une bonne Loi qui œuvre pour le bonheur de l'humanité. Il faut l'éliminer, purement et simplement ! Quand je quitte le niveau officiel de la Loi pour revenir à nous, nous avons nos petites lois, habituellement appelées principes, chacun son principe, je ne veux pas qu'on me dise telle chose. Dans la vie il faut avoir des principes sur lesquels on ne tergiverse pas. Mais si nous réalisons que ces principes ne favorisent pas le vivre ensemble, la convivialité, alors, revoyons ces principes. Mettons de la vie dans nos principes et qui parle de vie, parle de l'amour
La liturgie de ce jour nous donne la possibilité de fêter la mémoire de saint Maximilien Kolbe, un saint polonais. Pendant son enfance, il aurait eu une vision de la Vierge Marie, celle-ci lui proposait deux couronnes, une blanche pour la pureté et une rouge pour le martyre. Elle lui demanda de choisir et il choisit les deux. Alors qu'étudiant, il se posait la question du sacerdoce, il vit des franciscains qui passaient dans sa ville. Il les suivit, et devint prêtre franciscain conventuel. Entré au noviciat des franciscains, il fut ordonné prêtre le 20 avril 1918. En 1917, il avait fondé la mission de l'Immaculée, spiritualité fondée sur le don total à l'Immaculée pour devenir un instrument entre ses mains. Sur la même lancée, il crée en janvier 1922, le "Journal de l'Immaculée", en août 1927, il fonde la cité de l'Immaculée près de Varsovie, où ils seront près de huit cent religieux. Il y met en place une maison d'édition et une station de radio toutes deux destinées à promouvoir la vénération de la Vierge Marie tout particulièrement dans le mystère de l'Immaculée Conception.
Il passera aussi quelques années au Japon où il vivra le même apostolat. En 1939, sa fraternité fournit un abri à des réfugiés polonais catholiques et juifs. C'était une belle occasion de réconcilier des personnes apparemment inconciliables.
Le 17 février 1941, il est arrêté par la Gestapo, puis transféré en mai dans le camp d'Auschwitz, sous le matricule 16670. En juillet 1941, un homme disparaît dans le bloc 14, où se trouve le père Kolbe. Aussitôt, les nazis sélectionnent dix hommes de la même baraque. Il s'offre à la place d'un père de famille qui devait être mis en quarantaine. Les hommes sont enfermés, sans eau ni nourriture. Au bout de quatorze jours, il est encore vivant, seul. On va donc le tuer par voie sanguine. Il meurt en tendant son bras au médecin chargé de lui faire la piqûre. Les Allemands brûlent son corps. Se réalise alors ce qu'il avait écrit dans son journal, alors qu'il était encore enfant : "Mon idéal: vivre pour l'Immaculée. Devenir un peu de cendres, et être dispersé au quatre coins de l'univers pour sa gloire". Son corps est brûlé dans un four crématoire le 15 août (fête de l'Assomption de la Vierge Marie).
Maximilien Kolbe a été béatifié comme confesseur d'abord en 1971 et le 10 octobre 1982, il fut canonisé comme martyr par le pape Jean-Paul II.
Que sa prière nous accompagne dans notre lutte sur cette terre.
AMEN