UNE FEMME ADMIRABLE
Rm 9, 1-5 ; Lc 7, 11-17
Ste Monique - (27 août 2013)
Homélie du Père Jean-Noel N'TCHA
Monique (Ardentes)
|
F |
rères et sœurs, je vous partage quelques notes biographiques de sainte Monique dont nous faisons mémoire. Vous les avez sans doute entendu plusieurs fois, mais comme disaient les latins : les choses répétées restent.
A l'heure où sont trop oubliés les devoirs de la fille, de l'épouse et de la mère chrétienne, il est utile de rappeler les vertus de cette admirable femme. Ce que nous en savons nous vient de la meilleure source, son fils saint Augustin. Monique naquit à Tagaste en Afrique, en l'an 332. Grâce à ses parents chrétiens, elle eut une enfance pure et pieuse sous la surveillance sévère d'une vieille et dévouée servante. Encore toute petite, elle aimait aller à l'église pour y prier car elle cherchait la solitude et le recueillement. Parfois elle se levait la nuit pour réciter des prières. Son cœur s'ouvrait à l'amour des pauvres et des malades, elle les visitait, les soignait, et leur apportait les restes de la table de famille. Elle lavait les pieds aux pauvres et aux voyageurs. Toute sa personne reflétait la modestie, la douceur et la paix.
A toutes ces vertus, on aurait pu prévoir que Dieu la réservait à de grandes choses Dieu qui a ses vues mystérieuses permit cependant qu'elle fut donnée en mariage à l'âge de 22 ans, à un jeune homme de noble famille, mais païen, violent, brutal et libertin. Il était presque deux fois plus âgé qu'elle. Elle eut beaucoup à en souffrir ainsi que de sa belle-mère. Dans cette situation difficile Monique fut un modèle de patience et de douceur. Sans se plaindre jamais elle versait en secret des larmes amères où se trempait sa vertu.
C'est par ces beaux exemples qu'elle conquit le cœur de Patrice son époux et lui obtint une mort chrétienne. C'est ainsi qu'elle mérita aussi de devenir la mère du grand saint Augustin. Monique restée veuve, prit un nouvel essor vers Dieu. Vingt ans, elle pria sur les débordements d'Augustin, sans perdre courage et espoir. Un évêque d'Afrique témoin de sa douleur, lui avait dit : courage, il est impossible que le fils de tant de larmes périsse. Dieu la récompensa au-delà de ses désirs en faisant d'Augustin par un miracle de grâce l'un des plus grandes lumières de l'Église et un des plus grands saints.
Monique après avoir suivi Augustin en Italie tomba malade à Ostie au moment de s'embarquer pour l'Afrique. Elle y mourut à l'âge de 56 ans. Augustin pleura longtemps cette mère de son corps et de son âme. Le corps de sainte Monique a été déposé dans l'église de saint Augustin à Rome en 1430.
Cette femme illustre a été choisie comme patronne des mères chrétiennes, elle est invoquée pour favoriser le bon déroulement d'un accouchement et elle est la protectrice des mères et des veuves.
Que la grâce qu'elle nous obtient par son intercession déborde et atteigne tous les chrétiens qui ont besoin de son secours.
AMEN