FIDÈLE A LA FOI DE L'ÉGLISE

2 Tm 1,6-14 + 2 Tm 2, 1-3 ; Lc 22, 24-32
St Léon le Grand - (10 novembre 1994)
Homélie du Frère Jean-François NOEL


A

vec saint Léon le Grand nous avons affaire avec un pape énergique, autoritaire, pas un homme littéraire, un homme qui a su affir­mer avec beaucoup d'énergie la foi de l'Église. Toute­fois il n'a pas vu arriver la décadence de l'empire ro­main puisque avec lui s'achève ce qu'on appelle la période patristique, la première période de l'Église. Quelque temps auparavant, Augustin avait davantage pressenti l'effondrement de ce monde romain. Tout saint qu'il est saint Léon n'a pas joué un rôle très fa­vorable aux prémices du schisme qui allait scinder l'Église en deux, entre l'empire d'Orient et celui d'Oc­cident.

Encore diacre en Gaule il fut appelé pour être consacré évêque puis intronisé comme pape. On peut reconnaître que dans tous les écrits, les lettres, les sermons que nous avons de lui, près de 143, on trouve la trace de sa fidélité à l'affirmation de la foi. Saint Paul disait à Timothée : "Tu n'as pas reçu un esprit de crainte mais un esprit de force et de puissance." L'es­prit de force et de puissance nous est proposé aujour­d'hui une nouvelle fois à chaque don de Dieu, pour que nous puissions reconnaître que, souvent, nous craignons d'avoir de l'audace pour l'annonce de la foi et que nous avons besoin de recevoir de Dieu cet es­prit de force et de puissance. C'est un don de l'Esprit Saint. Ouvrons nos cœurs pour que cet Esprit prenne possession de nous et que nous puissions ainsi témoi­gner sans crainte ni tremblement de la foi que nous vivons.

 

AMEN