TU ES LE CHRIST, LE FILS DU DIEU VIVANT
Is 22, 19-23 ; Rm 11, 33-36 ; Mt 16, 13-20
Vingt-et-unième dimanche du temps ordinaire – Année A (26 août 1984)
Homélie du Frère Jean-Philippe REVEL
Dans cette page d'évangile, il y a deux parties. Il y a d'abord la proclamation de foi de Pierre : "Tu es le Christ, le fils du Dieu vivant !" puis la réponse de Jésus à Pierre :"Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église !"
La profession de foi de Pierre, nous la trouvons également chez saint Marc et saint Luc, la réponse de Pierre étant plus brève : "Tu es le Christ !" ou "Tu es le Messie". C'est donc une affirmation que Jésus est l'envoyé de Dieu, Celui qui avait été promis à David, celui qui doit restaurer le peuple d'Israël dans sa liberté, dans son unité, dans sa gloire. Dans l'évangile de saint Matthieu, cette proclamation de foi de Pierre va plus loin : "Tu es le Christ ! Tu es le Fils du Dieu vivant !" Le Fils du Dieu vivant ne constitue pas seulement une proclamation de messianité, certes le titre de fils de Dieu pouvait désigner quelqu'un qui était protégé de Dieu, l'objet de la tendresse et de la bienveillance divine, mais Fils du Dieu vivant cela semble une affirmation plus caractéristique. Et la réponse même de Jésus : "Tu es bienheureux, Pierre, car ce n'est pas la chair et le sang, c'est-à-dire la réflexion humaine seule, qui t'a révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux !" montre que Jésus prend tellement au sérieux la parole de Pierre comme une révélation directe que le Père lui a faite, dans son cœur et qu'il faut prendre ces mots dans leur sens fort, affirmation de la filiation divine de Jésus, c'est-à-dire équivalemment affirmation de la divinité du Christ.
Certes, dira-t-on, après avoir ainsi proclamé la divinité du Christ, Pierre l'a bien oublié, puisque non seulement au moment de la Passion il a cru que tout était fini, non seulement il a renié ce Jésus dont il avait pourtant dit qu'Il était le Fils du Dieu vivant, qu'Il était Dieu le Fils venu sur la terre, mais encore après la résurrection Pierre, avec les disciples, dira encore : "Quand est-ce que tu vas restaurer le royaume d'Israël ?" comme si Jésus était venu seulement pour une mission temporelle et politique. Alors, devons-nous penser que Pierre n'a pas donné à ses paroles tout leur sens de proclamation de la filiation divine de Jésus ? Je crois que plus vraisemblablement pour Pierre, comme pour les autres disciples, comme pour nous, ces éclairs de lumière qui traversent notre cœur n'envahissent pas tout de suite la totalité de notre être, la totalité de notre intelligence, et, après avoir entrevu quelque chose du mystère de Dieu, nous retombons dans la médiocrité quotidienne, dans la pauvreté non seulement de notre vie et de notre péché, mais même de nos pensées misérablement humaines. Nous aussi, nous savons que Jésus est le Fils de Dieu, nous aussi nous savons que Dieu en personne est venu sur la terre, et pourtant, quotidiennement nous nous conduisons comme des gens qui ne savent pas cela et qui s'imaginent que tout se règle au niveau de la terre, au niveau des affaires humaines, et nous continuons à nous faire du souci pour ceci ou pour cela, nous continuons à craindre la mort, nous continuons à vivre comme si le Christ n'était pas ressuscité et comme si notre vie n'était pas avec Lui auprès de Dieu.
Alors, ne nous étonnons pas que Pierre, sous la poussée de l'Esprit Saint, sous la poussée de cette force divine qui traversait son cœur et qui éblouissait ses yeux, ait pu proclamer la filiation divine de Jésus, et puis, ensuite, retomber dans sa médiocrité quotidienne et revenir à des pensées beaucoup trop humaines. D'ailleurs, dans l'évangile de Saint Matthieu, immédiatement après, Jésus s'appuyant précisément sur cette proclamation de foi de Pierre va commencer à annoncer que le Fils de l'Homme doit souffrir, doit être bafoué, être rejeté et finalement mourir. Et à ce moment-là, Pierre dira à Jésus : "Ah ! non, certes, il n'en sera pas ainsi !" Et Jésus lui dira : "Passe derrière Moi ! Retire-toi de Moi ! Tu es pour Moi comme un Satan !" Ce ne sont pas les paroles de Dieu que tu dis, mais les paroles de l'homme. Alors nous voyons bien que le même Pierre peut, à un moment, être rempli par la lumière de Dieu et la révélation divine, et puis, quelques instants après, revenir à des considérations tout à fait humaines, et refuser de rentrer, avec le Christ, dans ce mystère de la Pâque qu'Il commence à leur dévoiler, Celui-là même qu'il vient de saluer comme le Fils de Dieu, il ne comprend pas que ses paroles sont des paroles de vie. Et pourtant dans une autre circonstance Pierre a dit : "A qui irions-nous ? C'est Toi qui as les paroles de la vie éternelle !"
Donc, donnons bien à cette affirmation de Pierre toute sa plénitude de sens tel que cela ressort d'ailleurs de la réponse du Christ : "Bienheureux es-tu, car c'est le Père et non ta réflexion humaine qui t'a révélé cela."
Ensuite, Jésus dit à Pierre : "Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église !" Jésus ne prononce que deux fois ce mot Église, et c'est là seulement qu'Il dit "mon Église". Église transcrit le mot grec "ecclesia" qui signifie "assemblée" et qui est la traduction de l'hébreu "qahal", le rassemblement du peuple de Dieu. C'est donc que le peuple de Dieu devient "mon peuple" pour Jésus, "mon Église" signifie que le peuple de Dieu est devenu son peuple à Lui. Il fait sien le peuple de Dieu. Il affirme précisément ce que Pierre vient de lui dire, dans un éclair : Il est le Fils de Dieu et le peuple de Dieu c'est son Peuple. Et son peuple, Il va le bâtir sur cette pierre qu'est l'apôtre Simon dont Jésus a changé le nom, car ce n'est pas un jeu de mots que fait Jésus en disant : "Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église". Le prénom Pierre n'existait ni en grec ni en hébreu et c'est une création de Jésus que d'avoir inventé ce prénom pour le donner à Pierre. C'est donc bien pour lui dire qu'il est comme un roc, comme un rocher, comme cette pierre de fondation sur laquelle Il va édifier son Église. Et cette prérogative de Pierre d'être ainsi au cœur, au centre de l'Église, ce n'est pas seulement cet évangile de saint Matthieu qui nous le dit, car en d'autres termes qui sont radicalement différents par leur contexte et leur expression mais qui vont aussi loin, l'évangile de saint Luc et celui de Saint Jean nous diront la même chose. Dans saint Luc, juste avant la Passion, pendant le dernier repas de Jésus avec ses disciples, Jésus dit à Pierre : "Simon, Simon, Satan vous a demandé pour vous cribler comme le froment, mais j'ai prié pour que ta foi ne défaille pas. Et toi, quand tu seras revenu, confirme tes frères." Vous voyez que, en des termes totalement différents, c'est bien la même chose que : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église et les portes de l'enfer ne pourront pas l'emporter contre elle." De-même, d'après l'évangile de saint Jean, après la Résurrection, Jésus dira à Pierre, par trois fois, en souvenir et comme pour effacer le triple reniement de Pierre : "Pierre m'aimes-tu ?'"et après chaque réponse il ajoutera : "Sois le pasteur, sois le berger de mes agneaux, sois le berger de mes brebis !"
Il est remarquable que, dans ce passage de saint Matthieu comme dans celui de saint Jean, les titres ou les images que Jésus emploie pour confier à Pierre cette mission sont ceux-là mêmes qui appartiennent à Dieu seul, Dans tout l'Ancien Testament, le rocher c'est Dieu, parce que c'est le seul appui sur lequel nous puissions construire sans risquer le désastre. Dieu seul est ferme, Dieu seul est solide. Et la parole "l'Amen !" que nous disons si souvent est précisément l'affirmation de notre foi en la solidité de Dieu car "Amen" signifie solide, solide comme un roc. Quand au moment de la communion nous vous présentons le corps du Christ en disant : "Le Corps du Christ" et que vous répondez "Amen !", cela veut dire: c'est solide ! c'est sérieux ! c'est fort ! c'est vrai, je le crois ! c'est solide comme un roc. Sans cesse dans l'Ancien Testament, les psaumes, les prophètes diront de Dieu qu'Il est le Roc, le Rocher. Alors voilà que Jésus attribue à Pierre ce titre même qui est celui de Dieu : "Tu es Pierre ! Tu es rocher."
Et de la même manière quand Jésus dit à Pierre : "Je te donnerai les clés du Royaume des cieux!" Il fait allusion à cette charge du majordome, du chef de la maison royale qui possède le trousseau des clés et qui peut ouvrir ou fermer les portes du palais et qui peut donc permettre d'entrer ou de sortir à tous les autres membres de la cour. Dans le livre d'Isaïe, nous venons d'entendre une image similaire. Le prophète annonce que la charge d'intendant va être retirée à celui qui l'a mal exercée et donnée à un autre, et cet autre aura comme prérogative de porter la clé de David, et s'il ouvre personne ne pourra fermer, s'il ferme personne n'ouvrira. Et là encore cette citation expresse du prophète Isaïe est attribuée par l'Apocalypse à Jésus lui-même. Il est celui qui tient la clé de David et s'Il ouvre personne ne fermera, s'il ferme, personne n'ouvrira. Celui qui a la clé du royaume c'est donc Jésus. Et voilà que Jésus dit à Pierre : "Je te donne les clés du Royaume des cieux."
Et encore quand Jésus dit à Pierre : "Sois le pasteur de mes brebis !" Il a dit précédemment : "Moi, Je suis le vrai pasteur, je suis le bon pasteur !" c'est-à-dire je suis le pasteur unique du troupeau, et c'est Moi qui rassemble toutes les brebis dans un unique bercail, pour qu'il y ait un seul troupeau, un seul pasteur.
Jésus est donc l'unique pasteur et Il dit à Pierre :"Sois le pasteur de mes brebis." Cela est à la fois très mystérieux et très profond. Bien entendu, cela ne veut pas dire que Pierre devient l'égal du Christ. Quelquefois, emporté par une sainte ferveur et une sainte exagération, on a voulu dire que le pape, successeur de Pierre était le vicaire du Christ, c'est-à-dire celui qui tient lieu du Christ, comme si le Christ n'étant plus là, nous avions à la place un remplaçant qui serait le Pape à la suite de Pierre. Ceci n'est pas exactement le sens du texte. Quand Jésus dit à Pierre : "Sois le pasteur de mes brebis", il est bien entendu que c'est Lui seul Jésus, qui est pasteur, et que si Pierre peut exercer ce rôle de berger, ce rôle de guide de l'Église, c'est parce qu'il est constamment entre les mains du Christ, c'est parce qu'il est constamment appuyé sur le Christ, relié au Christ, et à tout instant, c'est du Christ qu'il reçoit ce pouvoir de guider, de conduire, de diriger.
De la même manière, si Pierre peut être dit le Rocher, la pierre sur laquelle est construite l'Église, c'est parce que cette pierre s'appuie sur la pierre unique et fondamentale, sur ce rocher qu'est Dieu. C'est donc dans la mesure où Pierre est en communion, et en communion de foi ainsi qu'il vient de l'exprimer en disant : "Tu es le Fils du Dieu vivant !" c'est dans la mesure où Pierre est en communion de foi avec le Christ qu'il peut ainsi participer à l'édification de l'Église, en étant la première pierre au-dessus de ce rocher qu'est Dieu.
D'ailleurs, il y a quinze jours, nous lisions un épisode de l'évangile très proche de celui d'aujourd'hui. Pierre voyant Jésus marcher sur les eaux lui dit : "Si c'est Toi, ordonne-moi d'aller vers Toi sur les eaux !" et Jésus lui répond : "Viens !'' Alors Pierre marche sur les eaux, mais tout d'un coup, sa foi défaille, il est troublé et il s'enfonce dans les eaux. C'est donc uniquement quand il croit au Christ, quand il le regarde et quand il marche vers Lui, quand il est tendu vers le Christ que Pierre peut marcher sur les eaux. C'est quand Pierre est appuyé sur le roc de Dieu qu'il peut être la pierre de l'Église. C'est quand il fait un avec le berger unique qu'est le Christ qu'il peut être le pasteur du troupeau.
Par conséquent ce rôle de Pierre qui, après lui, se répercutera dans l'évêque de Rome qui sera lui aussi le berger du troupeau, celui qui ouvre les portes du Royaume des cieux, celui qui a le pouvoir de lier et de délier, c'est-à-dire de faire ou de faire sortir, de condamner ou au contraire d'absoudre, ne s'exerce que dans la mesure où lui et ses successeurs seront constamment en union avec le Christ Jésus, avec le Seigneur Dieu et non pas parce qu'ils en seraient les tenant-lieu ou les remplaçants, mais parce qu'ils nous manifestent, de façon visible, cette présence du Christ unique berger, du Christ rocher qui étant invisible depuis qu'Il est retourné auprès du Père, manifeste son pouvoir à travers des hommes qu'Il investit de sa mission.
"Tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans le ciel !" Cette parole qui affirme le pouvoir de l'évêque de Rome, successeur de Pierre, de lier et de délier c'est-à-dire à la fois de déterminer où est la vérité et où est l'erreur, qui est membre de l'Église, qui affirme la foi de l'Église ou qui ne, parle qu'en son propre nom, cette parole de Jésus est, un peu plus loin, au chapitre dix-huitième de saint Matthieu, attribuée à tous les apôtres. C'est là aussi, un autre aspect très important de la primauté de Pierre, de la primauté du Pape, c'est que cette primauté ne le coupe pas du reste des évêques, mais que c'est une primauté au cœur du collège épiscopal, en communion avec tout le collège épiscopal. Parce que Pierre a le pouvoir de lier et de délier, et qu'il l'a en premier, cela ne supprime pas ce pouvoir de lier et de délier qui est donné aussi aux autres apôtres en union avec lui, Autrement dit, le pape n'est pas seul pasteur de l'Église comme s'il y avait un troupeau uniforme et un seul homme en face, le Pape. Mais le Pape est au sein du collège des évêques successeurs des apôtres comme le Pape est successeur de Pierre, et tous ensemble, mais lui le premier, ils exercent ce pouvoir de lier et de délier.
C'est pourquoi, quand on est tenté là aussi par une pieuse exagération, de dire du Pape qu'il est l'évêque universel comme s'il avait ce pouvoir épiscopal sur le monde entier, rendant inutile en quelque sorte le pouvoir épiscopal que chacun des évêques exerce dans son diocèse, il faut nous rappeler que c'est au cœur et en union avec ce collège épiscopal que Pierre exerce le pouvoir pontifical. Je peux à ce sujet vous citer un passage de saint Grégoire le Grand, un très grand pape de l'histoire, un saint, un de ceux qui ont fondé d'une manière concrète et dans les événements toute l'autorité et toute la fonction pontificale. Il écrivait au patriarche d'Alexandrie qui, à cette époque avait par excès de zèle ou peut-être par flatterie appelé Grégoire pape universel évêque universel. Voici ce que saint Grégoire répond au patriarche Euloge : "S'il y en a un qui est universel, autrement si je suis le pape universel, il faudrait donc en conclure que vous autres, vous n'êtes pas des évêques". Et il continue : "Je ne considère pas comme un honneur de constater que, par là, mes frères perdraient leur honneur. Mon honneur est la ferme solidarité de mes frères. C'est alors que je suis vraiment honoré, quand à aucun n'est refusé l'honneur qui lui est dû, car si votre sainteté (à cette époque le titre de sainteté n'était pas réservé à l'évêque de Rome mais s'adressait à tous les évêques) m'appelle pape universel, elle rejette pour elle cette note d'universalité qu'elle m'attribue. Il n'est pas question de cela. Qu'on n'entende plus de ces paroles qui gonflent la vanité et blessent la charité."
Vous le voyez, le pape saint Grégoire ne voulait pas que la reconnaissance de sa primauté soit au détriment de la réalité de la collégialité des autres évêques avec lui. Et s'il était réellement le premier des évêques, c'était en communion avec eux, et son pouvoir de lier et de délier, il ne voulait pas l'exercer en en supprimant la part que chacun des évêques doit avoir dans son diocèse, mais il voulait l'exercer en communion avec eux. Mon honneur, dit-il, c'est la solidarité de mes frères.
Nous devons donc, à la fois, affirmer fortement que le Christ a incontestablement donné à Pierre et à ses successeurs après lui, cette place première dans le collège des apôtres, cette place de pierre fondamentale de la construction de l'Église qu'il lui a donné d'être le pasteur du troupeau, de tout le troupeau et même des brebis du troupeau (peut-être à travers ces brebis faut-il voir justement les autres évêques !). Il est certainement celui qui détient les clés du royaume des cieux. Mais d'une part il ne détient cela que parce que le Christ exerce ce pouvoir et se sert de lui comme d'un instrument pour l'exercer à travers lui, et non pas comme si c'était une prérogative qui lui appartiendrait en propre. D'autre part le pape n'exerce pas ce pouvoir comme un solitaire, comme s'il était seul en face de l'universalité du peuple chrétien, mais il l'exerce en communion de solidarité avec tous les évêques qui sont ses frères et qui, avec lui, exercent ce même pouvoir.
Que soit donc fortifiée notre foi dans l'Église, cette Église qui a les promesses de la vie éternelle, cette Église contre laquelle l'enfer ne pourra pas l'emporter, nous le savons, c'est promis par le Christ. Les portes de l'enfer ne pourront pas l'emporter, cela veut dire qu'elles ne pourront pas écraser cette Église et cela veut dire aussi, positivement, que l'Église aura le dessus, qu'elle arrachera au pouvoir de l'enfer tous ces morts que nous sommes à cause de notre péché, nous sommes promis à la vie éternelle. Que notre amour de l'Église sorte fortifié de cette eucharistie et de la lecture de cet évangile. Cette Église qui est une, autour du successeur de Pierre, une autour de celui qui réunit comme un collège de frères tous les évêques autour de lui, par conséquent tous les diocèses, toutes les églises locales, tout ce peuple de Dieu réparti à travers le monde, tout ce peuple uni à travers le Pape et les évêques comme à travers des instruments, uni au Christ Lui-même qui, en eux et par eux, exerce son pouvoir, le pouvoir que Lui seul possède et dont ils sont seulement les outils. Que notre amour de l'Église grandisse et que le Seigneur nous donne de voir clairement comment, en Église, nous sommes appelés à la vie éternelle.
AMEN