VOUS N'AVEZ QU'UN SEUL MAÎTRE, LE CHRIST

Ml 1, 14 – 2, 2+8-10 ; 1 Th 2, 7-9+13 ; Mt 23, 1-12
Trente et unième dimanche du temps ordinaire – Année A (4 novembre 1984)
Homélie du Frère Michel MORIN

Aujourd'hui le Christ se présente à nous en se donnant Lui-même le titre de "Maître", "Vous n'avez qu'un seul maître, le Christ. Vous n'avez qu'un seul docteur". Ce titre de maître, le Christ se l'est appliqué souvent, dans l'évangile. Il a aimé se présenter à ses disciples et aux foules, comme étant le maître et ses disciples ont repris ce titre pour s'adresser à lui. Vous vous souvenez de ces quelques paroles : "Vous ne savez pas quand viendra votre maître", priez le Maître de la moisson. Vous m'appelez Maître et Seigneur, et vous avez bien raison". Et pour manifester qu'Il exerçait sa fonction de maître, Il disait : "Le Fils de l'Homme est Maître du Sabbat". L'apôtre Paul reprendra plusieurs fois, dans ses épîtres, ce titre de maître pour l'appliquer au Christ, mais avec une nuance très forte, celle-là même que Jean entendra au début de l'Apocalypse, dans cette révélation personnelle qui lui sera faite, justement par Jésus le maître lorsque Celui-ci lui dira : "C'est moi l'alpha et l'oméga. Il est, Il était et Il vient, le Maître de tout", donnant à ce magistère qu'Il revendique pour Lui une dimension cosmique, totale qui va du début à la fin, pour englober toute chose.

C'est surtout l'apôtre Pierre qui appellera le Christ "Maître". Et c'est très beau que le premier des apôtres, au nom du collège apostolique et de toute l'Église, confesse sa foi en Jésus maître. Et cela, dans des circonstances très particulières. Il lui dira : "Maître, nous avons peiné toute la nuit et nous n'avons rien pris", ou encore :"Maître, Maître, nous périssons", au moment où le lac de Génésareth était en tempête et que le Christ dormait, "Maître", au jour de la Transfiguration, "il est heureux que nous soyons ici". Et une dernière fois "Maître, prends pitié de nous". Vous sentez que dans ces appels à Jésus comme maître, il n'y a pas simplement la reconnaissance d'une autorité d'enseignement, mais surtout l'appel à un être qui sauve, qui guérit, parce qu'Il est présent et qu'Il tient entre ses mains une puissance, une autorité qu'aucun Rabbi, qu'aucun maître de sagesse n'a eues et n'a manifestées sur terre.

Ce titre de maître appliqué au Christ, est donc d'une grande richesse. Dans la racine sémitique du mot Rabbi, il y a cette nuance de grandeur, d'autorité, d'une manifestation de force. Et c'est vrai que lorsque Jésus, appelé Rabbi, enseignait, les foules étaient frappées de son autorité. "Jamais, disaient-elles, nous n'avons entendu parler nos scribes et nos pharisiens avec une telle autorité ?" Et quelle était cette autorité? Elle tenait dans le fait que sa Parole était immédiatement efficace. Lorsqu'Il disait au paralytique : "Lève-toi et marche", le paralytique se levait et partait avec son lit sur le dos. Lorsqu'Il appelait Lazare hors de son tombeau, Lazare sortait, dans la vie retrouvée. Lorsqu'Il disait aux disciples : "Distribuez le pain", tout le peuple pouvait manger le pain qui leur était donné. Lorsque les hommes, les femmes qui étaient possédés d'esprits impurs, venaient vers le Christ, pour Lui demander guérison et pardon, ils étaient aussitôt délivrés. Dans le Christ Maître, il y a cette réalité très forte et essentielle à la foi, d'une autorité qui n'est pas celle des hommes, parce qu'elle sauve, guérit, pardonne, parce qu'elle ressuscite des morts. Le Christ maître, c'est le Christ Seigneur, le Christ Sauveur, le Christ Rédempteur. La vérité de sa Parole ne tient pas simplement dans la beauté de ses discours, ni-même, en premier lieu, dans l'efficacité, comme je viens de le rappeler, de sa Parole, mais intérieurement et essentiellement dans sa propre personne.

Le moment où, dans cet évangile, le Christ rappelle à ses disciples et aux foules qui veulent bien l'entendre, qu'Il est le maître, est un moment très particulier. Il vient de dire aux pharisiens et aux scribes, à leur sujet : "Faites ce qu'ils vous disent, mais ne faites pas ce qu'ils font", leurs actes ne correspondent pas, ne sont pas en accord, en harmonie avec ce qu'ils disent, en cela ils ne sont pas vrais, Jésus est Maître unique, au-delà et bien avant les scribes et les pharisiens et bien avant et au-delà de tous les maîtres de tous les temps. Le Christ est maître parce qu'Il est Dieu. Etant Dieu, sa Parole est immédiatement accomplie. Ainsi c'est effectuée l'œuvre de la création première : "Dieu dit et la lumière fut. Dieu dit et la vie fut donnée". Il y a une correspondance immédiate entre la parole, entre le dire de Dieu et l'accomplissement de cette parole. C'est en cela que le Christ est maître. Il a participé à la création première en tant que maître, et Il vient pour effectuer la création dernière, la recréation, par l'œuvre de la Rédemption, en tant que maître. Les signes qu'Il pose manifestent déjà que l'œuvre de la recréation s'accomplit parce que les péchés sont pardonnés, les morts ressuscitent, les malades sont guéris. En définitive, parce qu'il y a un accord total, parfait et immédiat entre sa Parole et l'effet, le résultat de cette Parole. En ceci, le Christ est maître unique, Seigneur et prince. Prince non pas selon la mode humaine, mais prince parce qu'Il est principe, commencement et en même temps achèvement de tout enseignement, de toute chose, de toute vérité. "Je suis l'alpha et l'oméga". L'apôtre le dira : "En Lui, nous avons la vie, le mouvement et l'être". Dans ce qu'Il est, nous possédons tout ce que nous sommes de notre vie humaine avec toutes ses facultés possibles et imaginables, mais aussi tout ce que nous sommes dans notre destinée, ce pourquoi nous sommes faits. Il est Lui-même la récapitulation de toute chose, de tout enseignement, de toute vérité. Le Christ fait grandir dans l'homme l'humanité en faisant grandir en lui la vie. Et c'est pour cela, comme l'affirme saint Pierre, comme le confesse le Prince des apôtres, qu'on peut Lui crier, avec la certitude d'être exaucé et guéri : "Maître nous périssons". - "Maître prends pitié de nous". - "Maître, nous avons peiné toute la nuit". Et l'Église, aujourd'hui encore, peut confesser : "Maître, il est heureux que nous soyons avec Toi, car Tu construis pour nous la tente de l'éternité, la tente où Tu récapituleras en Toi toute chose du ciel et de la terre, du passé, du présent et de l'avenir".

Aujourd'hui, il est beaucoup d'hommes, mais peut-être pas tant que ça, qui pourraient être d'accord et reprendre à leur compte cette fameuse phrase d'un héros de Jean Paul Sartre, dans son livre "Les mouches" : "Il n'y a plus rien au ciel, ni bien ni mal, ni personne qui me donne des ordres, car je suis un homme, et chaque homme doit inventer son chemin". Ce genre de déclaration fut très à la mode, il y a quelques années, mais je pense que le monde d'aujourd'hui, et de façon peut-être beaucoup plus profonde que nous ne pouvons nous-mêmes le penser, le pressentir, le monde d'aujourd'hui ne pourrait plus reprendre à son compte et affirmer avec audace, et peut-être aussi mépris, une telle conviction : "il n'y a rien au ciel, ni bien ni mal. Je n'ai plus d'ordre à recevoir, je suis un homme et je fais seul mon chemin". Quel homme, aujourd'hui, pourrait-il, en vérité avec lui-même, déclarer : "Je suis homme et, seul, je fais mon chemin" ? Et si, peut être, certains le font encore, n'est-ce pas beaucoup plus par un sentiment de désespérance et d'inquiétude, que par une conviction profonde et positive. Ce genre de déclaration est dépassée pour deux raisons : d'abord parce qu'elle est fausse en elle-même, et ensuite parce que l'homme sait très bien qu'il n'est pas seul, parce que l'homme sait très bien qu'il y a du bien et qu'il y a du mal, et qu'en définitive le ciel n'est pas si vide, n'est pas si lointain qu'il le croit, même s'il cherche à le rejoindre et à l'interroger de façons multiples, souvent indirectes, parfois fallacieuses.

Si je-rappelle ce propos, c'est parce que, nous autres chrétiens, nous avons à nous affirmer comme disciples d'un maître, comme fils d'un Père, comme nous le rappelait le prophète Malachie, nous n'avons pas honte d'être dépendants de l'enseignement d'un Maître, d'être dépendants de l'amour d'un Père, car nous savons que nous ne pouvons être vraiment hommes que dans cette Alliance d'amour et que dans cette vérité enseignée par la personne même de Jésus-Christ, et cette vérité qui n'est pas une vérité de sagesse, de philosophie, de métaphysique ou d'introspection intime, mais cette vérité du salut qui s'incarne en nous quand nous devenons disciples de ce maître. Cette vérité, l'apôtre Pierre l'a expérimentée quand il a crié vers le maître : "Je péris" et que Jésus lui tendit la main pour le prendre auprès de Lui et le faire marcher sur les eaux des tempêtes, sur les eaux de la peur et sur les eaux de l'incertitude.

Oui, il nous faut, aujourd'hui, en tant que chrétiens, ne pas être complexés d'avoir un Père qui est Dieu et un maître qui est le Christ. Car nous sommes des enfants qui avons à recevoir leur vie, leur être, leur mouvement c'est-à-dire leur destinée, d'un Seigneur qui est Père, d'un Seigneur qui est Esprit et vie. Et j'aimerais utiliser quelques images pour que nous comprenions un peu mieux comment nous pouvons devenir disciples de ce maître qui est le Christ. Evidemment, il ne s'agit pas d'être des écoliers, gentils ou turbulents, devant un maître qui, avec sa petit baguette ou ses menaces de punitions, nous ferait tenir en place. Pas plus qu'être disciples d'une sorte de Socrate religieux ou d'un gourou qui nous mènerait à l'intérieur même de nous-mêmes. Mais à quoi ca sert d'aller à l'intérieur même de soi-mêmes ? car nous n'y trouverons que nous-mêmes, et ça ne nous sauvera pas nous-mêmes. Il faut bien sortir à l'extérieur. Justement le Christ est ce maître à l'intérieur de nous-mêmes, pour nous faire sortir de nous-mêmes et nous faire trouver en Lui la vérité. Le Christ est maître, si vous voulez, comme la source est maîtresse du fleuve, car il n'y aurait pas d'eau dans ce lit de fleuve s'il ne recevait cette eau de la source. Le Christ est principe de vie, et en tant que principe de vie, Il est maître de notre vie. C'est Lui qui nourrit notre vie comme une eau vivifiante, comme une eau pure, comme une eau désaltérante, et qui va pénétrer dans tous les replis de notre personnalité pour y féconder la vie du Royaume nouveau. Le Christ est maître comme le soleil est maître du jour et de la lumière. Voici ce que disait Saint Irénée en reprenant cette image : "De même que le soleil, cette créature de Dieu, est, dans tout le monde, un et identique, ainsi l'annonce de la vérité brille partout et éclaire tous les hommes qui veulent parvenir à la connaître". Le Christ est lumière, manifestation de la vérité de Dieu, de la vérité de l'homme et de la vérité du monde. Vers ce soleil, il faut sans cesse nous tourner pour en recevoir lumière, chaleur, pour en recevoir le jour dans cette vie si souvent ténébreuse personnellement ou socialement. Le Christ est aussi le maître comme le nord est maître de la boussole. Nous sommes des êtres souvent écartelés, désorientés, nous ne savons plus à quel saint nous vouer. Mais il ne s'agit pas de se vouer à des saints, il s'agit de se laisser orienter par le Christ comme maître, car c'est Lui qui donne la direction car Il a en mains les destinées du monde. Il est l'alpha et l'oméga. Les évènements personnels, intimes, que nous sommes seuls à connaître, les évènements familiaux, sociaux, mondiaux nous heurtent continuellement et nous brisent et nous écartèlent. Nous sommes dans cette vie qui n'arrive pas à retrouver sa direction parce qu'elle n'a pas en elle-même le principe de sa direction, de son équilibre et de sa stabilité. Le Christ est ce "Nord" qui nous attire vers Lui : "Quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai tout à moi". Etre disciple de ce maître, c'est se laisser attirer, se laisser aimanter, peut-être parfois malgré nous, vers cette vérité qu'Il est venu vivre et qu'Il est venu apporter. Le Christ est le maître, comme la clef est maître de l'ouverture et de la fermeture. C'est Lui aussi qui est la porte, nous ouvre le Royaume, Il nous fait entrer dans sa demeure, pour qu'avec Lui, comme disait Pierre, nous soyons heureux en sa présence.

Un dernier élément : l'Église a repris pour elle, ce titre de maître. Dans toute sa tradition, elle a aimé se dire, elle a aimé se manifester, elle a aimé agir comme éducatrice : "Mater et Magistra", Mère et éducatrice. Ceci est un élément très important aujourd'hui. Comme je le soulignais tout à l'heure, nous avons besoin de maître pour nous guider, nous avons besoin de la lumière du jour, nous avons besoin d'une source, ou alors nous sommes des êtres chaotiques qui vivrons une vie anarchique. L'Église est éducatrice. Elle l'est parce que c'est l'Église du Christ. Si sa tête, son chef est maître de vie, maître de vérité, l'Église, parce qu'elle est son corps, parce qu'elle est son Épouse, parce qu'elle est sa chair, est aussi maîtresse et éducatrice de la vérité. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, il y a un très grand désir chez beaucoup d'hommes de connaître la vérité, et sûrement même la vérité de Dieu. Il y a une écoute de l'Église qui est très forte et que les médias ne nous transmettent pas, ce n'est pas ça qui les intéresse.

Or le drame, c'est que les hommes écoutent l'Église, justement, dans son magistère, et les hommes ont raison de l'écouter dans son magistère. Mais nous nous apercevons souvent que la façon dont le magistère s'exprime ne rejoint pas les hommes, les heurte, les blesse, les laisse décontenancés, parce qu'ils ne comprennent pas pourquoi l'Église rappelle telle et telle exigence, affirme telle et telle vérité, redit tel et tel aspect de la foi, de la doctrine de la vie chrétienne. C'est vrai que les hommes d'aujourd'hui ont soif, et je m'en suis aperçu, il y a quelques jours avec un certain nombre de jeunes. Nous étions une trentaine à passer trois jours ensemble. Il y a chez eux, et cela doit être vrai chez tout homme, je suppose, une soif de connaître, une soif de comprendre et de comprendre en vérité, pas simplement de façon superficielle, passagère ou provisoire, mais de comprendre pourquoi l'Église est l'Église, à quoi elle sert, pourquoi son enseignement sur tel ou tel point. La façon dont elle s'exprime officiellement, dans son magistère, n'est pas toujours reçue parce que, de fait, l'Église ne peut pas s'adresser à la totalité de l'humanité comme elle s'adresserait personnellement à chacun. Alors cet enseignement, il faut le monnayer, il faut le faire passer dans nos relations personnelles, individuelles ou collectives. Si nous sommes disciples du Christ, si nous sommes frères de cette Vérité, car cette Vérité engendre une fraternité : "Vous n'avez qu'un seul Maître et vous êtes frères", si nous sommes disciples du Christ et frères de cette vérité, de cette destinée de l'homme dont l'Église a le dépôt pour la garder, pour la vivre et pour l'annoncer, il faut que chacun d'entre nous, dans la mesure où nous vivrons l'enseignement du maître qui est le Christ, puissions aussi le partager, en rendre compte. Le Concile l'a dit : "L'Église croît que la clef, le sens, la fin de toute l'histoire humaine se trouve en son Seigneur et Maître. Elle affirme que, sous tous les changements, bien des choses demeurent qui ont leur fondement ultime dans le Christ, le même hier, aujourd'hui et à jamais". L'Église est éducatrice dans son magistère, mais Elle l'est aussi dans son ministère. Et le ministère de l'Église, nous en avons tous, chacun notre part, parce que nous sommes tous baptisés et confirmés, parce que nous avons tous part à la vérité de la Parole, à la vérité de la Pâque du Christ.

Alors je crois, nous avons tous, les uns et les autres, le double devoir de nous informer, de connaître, de comprendre le magistère de l'Église, ce en quoi le Christ est Maître aujourd'hui dans le monde et dans la vie des hommes, comme dans notre vie personnelle. Et nous avons aussi le devoir de le dire, le devoir de l'expliquer, l'annoncer, le devoir de le partager. Et cela, c'est très important. Il ne suffit pas que le Pape Jean Paul II écrive des encycliques, qu'il fasse des grandes déclarations lorsqu'il voyage de par le monde, cela ne suffit pas. Il faut que chaque chrétien reçoive cet enseignement, comme les disciples ont reçu l'enseignement du Christ, d'ailleurs c'est le même qu'il le reçoive dans sa vie, qu'il l'assimile, qu'il le digère, qu'il en vive, pas simplement en paroles, mais en actes, que nous ne soyons pas des chrétiens dont on dit : "ils disent mais ne font pas". A ce moment-là nous ne sommes pas disciples de ce maître qui est la vérité et qui nous donne la vérité, puisqu'il y a distorsion entre ce que nous pensons, entre ce que nous croyons et ce que nous faisons. Nous avons le devoir de vivre cette vérité et de l'expliquer. Et là il y a une attention aux autres, une attention à ceux qui sont proches de nous, que nous n'avons pas assez, à laquelle nous ne sommes pas assez sensibles. Les hommes qui nous côtoient cherchent la vérité, et je crois qu'ils savent déjà, inconsciemment mais réellement, que cette vérité n'est pas dans la science, ni dans la philosophie, ni dans l'engagement politique, mais qu'elle est bien au-delà. L'homme cherche aujourd'hui le nord parce qu'il l'a perdu. Or le nord, pour nous et pour tous, c'est le Christ.

Frères et sœurs, serons-nous des chrétiens suffisamment orientés vers ce nord qui est le Christ, pour aider les hommes à orienter leur vie de façon à ce quelle soit beaucoup moins chaotique, mais harmonisée, orientée, construite, structurée par cette vérité qu'est le Christ ? N'ayons pas peur, comme nous le demande l'apôtre Pierre, de rendre compte de l'espérance qui est en nous. N'ayons pas peur de rendre compte de la foi qui est la nôtre et de l'enseignement que nous recevons. Car nous savons que cet enseignement n'est pas discours, mais source de vie pour aujourd'hui, et que dans cette vie-là, est déjà tissée la vie éternelle pour nous et pour tous les hommes.

 

AMEN