Sg 7, 21-26
Homélie du Frère Christophe LEBLANC
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omitille, Axelle, Benoît, Isaure, vous venez d'entendre la Parole de Dieu, très riche, peut-être encore un peu compliquée pour vous et même pour nous, ne vous inquiétez pas, car on n'arrête pas d'apprendre et de grandir dans son cœur, mais peut-être avez-vous été retenus par deux ou trois mots. Le premier mot, c'est la "sagesse". Vous avez entendu cette première lecture dans laquelle on parle de la sagesse. Vous, à votre âge, quand on vous dit : sois sage, c'est toujours triste. Cela veut toujours dire : ne bouge pas, tais-toi, ne parle pas, ne fais pas ceci, ne fais pas cela … On se sent un peu emprisonné, on aimerait faire des tas de choses et pendant ce temps-là l'esprit fonctionne et on aimerait que le corps fonctionne avec l'esprit, qu'on puisse bouger, qu'on regarde beaucoup de choses, qu'on fasse beaucoup de choses, et les adultes sont là et ils disent : sois sage, cela veut dire : ne bouge pas ! Vous vous dites que la sagesse ce n'est pas très drôle.
Or, la sagesse est une des choses les plus extraordinaires que Dieu nous invite à vivre. La sagesse ce n'est pas : ne bouge pas, tais-toi. Ce n'est pas vrai. La sagesse, c'est réussir à ouvrir au maximum toute son intelligence, et je crois assez bien vous connaître pour pouvoir dire que vous êtes tous les quatre assez intelligents, que vous êtes même pour certains ou certaines, très vifs. La sagesse sait utiliser tous les dons que le Seigneur vous a donné, utiliser votre intelligence, votre corps, pour pouvoir vous ouvrir au maximum à Dieu, à sa parole, au monde, à tous ceux qui vous entourent et qui n'ont qu'une seule envie, c'est de vous faire grandir. Pourquoi ? J'arrive au deuxième mot que vous avez entendu comme une petite chanson dans l'évangile c'est le mot : "heureux", le bonheur.
Qui n'a pas envie d'être heureux ? qu'il lève le doigt ! je suis sûr que personne ne lèvera le doigt parce que nous avons tous le désir profond d'être heureux. Mais, vous l'avez peut-être entendu dans l'évangile, dans ce que nous appelons les "Béatitudes", qui est peut-être le plus grand discours de Jésus avec le Notre Père, cette prière que Jésus nous a donné, les Béatitudes, cela veut dire bonheur, être heureux. On a envie d'être heureux, et cependant, on peut être malheureux. Comment se fait-il que d'un côté Jésus nous dise : "soyez heureux", et souvent dans notre vie, on est malheureux ? Si vous avez fait attention à la lecture de l'évangile, vous avez entendu que Jésus parle de choses difficiles. La première, c'est quand Jésus dit : "Heureux les pauvres". C'est difficile les pauvres, on en voit dans la rue, à la télévision, peut-être que vous en connaissez proches de vous. La pauvreté d'abord, ne pas pouvoir manger, ne pas avoir un toit, de ne pas pouvoir travailler. Alors, comment Jésus peut-il se permettre de dire : "Heureux les pauvres".
On dit : heureux ceux qui ont une âme de pauvre. Je ne dis pas qu'il faut vivre dans la rue, parce que les chrétiens ont aussi à aider ceux qui sont pauvres. Quand Jésus dit : "Heureux les pauvres", que veut-il dire ? Je veux dire que lorsqu'on rentre dans une église pour recevoir un sacrement, vous allez recevoir le sacrement de la première communion, ou peut-être un jour quand vous viendrez vous marier dans une église, ou faire baptiser vos enfants, que fait-on ? Quand on rentre dans une église, même quand il n'y a pas la messe, qu'elle est ouverte et qu'on rentre un moment, on est comme un pauvre qui rentre dans la maison de Dieu. Pourquoi ? Parce que quand je rentre dans la maison de Dieu ou même quand au fond de mon lit le soir avant de m'endormir, je prie Jésus, qu'est-ce que je fais ? je suis comme un pauvre : je reconnais que j'ai besoin de Jésus.
C'est l'attitude fondamentale du chrétien, ne pas avoir honte de reconnaître que j'ai besoin de Dieu pour grandir, pour vivre et exister. Ne l'oubliez jamais. Quand vous priez chez vous, quand vous venez à l'église, à n'importe quel moment, quand vous vous tournez vers Jésus, c'est l'attitude fondamentale du pauvre qui dit : je pourrais gagner trente-cinq millions à l'euro millions, je pourrais avoir toutes les fortunes sur terre, avoir les jeux vidéos les plus extraordinaires et les poupées les plus chères, il me manque cependant quelqu'un dans mon cœur. Tout cela ne peut pas combler mon cœur, et il y reste une place pour celui qui est le plus important, qui est le Christ.
Pourquoi tout cela ? Ce n'est pas pour garder Jésus dans mon cœur pour moi tout seul, mais pour aimer les autres avec le même cœur que Dieu. Ne l'oubliez jamais. Quand on reçoit un beau cadeau, comme je pense vous en recevez régulièrement, ne serait-ce même que la vie que les parents vous ont donné, la culture qui est la vôtre, la vie de famille qui est la vôtre, on ne garde pas tout cela pour soi, on n'a qu'une seule en vie, c'est de la partager avec les autres.
"Heureux les miséricordieux". Comment Dieu est-il miséricordieux avec moi ? Comment Dieu me pardonne-t-il les bêtises que je peux faire ? Suis-je capable d'être miséricordieux avec les autres ?
Vous voyez, la vie chrétienne, c'est bien sûr venir à l'église pour recevoir le sacrement, mais la vie chrétienne ce n'est pas ce qu'on a fait, la vie chrétienne, c'est un manque, et par conséquent, c'est le fait que vous ne vous arrêterez jamais de rencontrer Jésus. C'est cela être chrétien, ce n'est pas avoir le tampon : communion, baptême, etc … et dire : j'ai tout fait monsieur l'agent de police,. Le chrétien c'est celui qui croit fondamentalement qu'il a besoin de Dieu et qu'il n'a qu'un seul désir, c'est de la chercher toujours et partout dans sa vie.
La première communion, en recevant le corps et le sang du Christ, c'est Jésus qui vous donne cette nourriture fondamentale pour que vous puissiez continuer à marcher sur les chemins avec Jésus. Vous savez très bien que pour vivre, il faut manger. Là, c'est pareil, vous recevez la nourriture de Dieu pour continuer à découvrir Jésus dans votre vie et aussi pour le faire partager aux autres.
AMEN