GARDER LA FOI
Ap 3, 14-23; Lc 17, 5-10
(29 octobre 2011)
Homélie du Frère Jean-Philippe REVEL

Si je frappe à la porte … (Ebreuil)
|
F |
rères et sœurs, sans vouloir faire un jeu de mots avec le texte de l'Apocalypse, les textes de l'Écriture que nous venons d'entendre soufflent le chaud et le froid. En effet, Jésus dit aux disciples qui lui demandent : "Donne-nous la foi ? – Si vous aviez la foi comme le plus petit grain de sénevé vous transporteriez les montagnes".
Dans le texte de l'Apocalypse, l'Église de Laodicée est tout à la fois celle à qui Jésus promet de faire asseoir sur son trône auprès du Père, tous ceux qui auront suivi ses commandements : "Je le ferai colonne du temple de mon Dieu". Et en même temps, cette Église de Laodicée est tancée par le Seigneur Jésus parce qu'elle n'est plus dans la ferveur de ses débuts. Elle est tiède, et Jésus dit qu'il va la vomir de sa bouche.
Pourtant, il y a des gens dans cette Église à qui Jésus dit : "Retrouve ton ardeur, repens-toi". Et cette phrase qui est une des plus belles du Nouveau Testament, en particulier de l'Apocalypse : "Voici que je me tiens à la porte et je frappe, si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui pour souper, moi près de lui et lui près de moi". C'est une des plus belles présentations de la béatitude éternelle, à la fois, la béatitude c'est un repas de fête, comme il nous est dit dans le même livre de l'Apocalypse, où nous serons tous ensemble dans une joie inextinguible, et en même temps, c'est l'intimité de cette rencontre seul à seul entre le Seigneur et nous quand il vient souper avec nous, lui près de nous, et nous près de lui.
Que nous ne laissions pas notre vie se ternir par la tiédeur. Que nous ne laissions pas notre foi si faible qu'elle n'est pas capable d'obtenir ce qu'elle demande, mais laissons le Seigneur Jésus venir en nous pour qu'il nous transfigure, nous transforme et nous conduise au bonheur éternel.
AMEN